"Victimisons nous"

Publié le par Jeunes femmes insolentes


Lorsqu'on se place en position de victime pour rafler la sympathie des électeurs...
 
Quand un candidat sur une liste électorale imagine un piège pour faire dire à son opposant politique ce qu'il n'a pas dit,  
<déjà qu'à mon avis, ils en disent assez, des conneries plus grosses qu'eux même.>
cela donne un résultat assez aléatoire...
 
En plus, quand l'individu mal intentionné, d'origine étrangère, surfe sur la vague "identité nationale", on tombe vite dans la mauvais goût.
Voir  ou bien aussi, c'est pas mal.

Je me pose plusieurs questions, 
Non, pas celle de savoir si Monsieur Houmed est un con, non non, ça je ne me le demande pas.
Plutôt celles-ci:
 
N'y a-t-il pas un penchant malsain à vouloir trouver du "racisme ordinaire" partout?
- c'est vrai que c'est présent, que c'est pesant, que c'est sale et moche.
Mais est ce qu'on gagne dans la lutte contre le racisme en usant de cet argument à tout bout de champ? 
 
<J'ai déjà eu affaire à de jeunes adolescents d'origine arabe qui, parce que je les avais remis à leur place et c'était drôlement bien mérité, m'ont traitée de raciste. C'est facile aussi... 
"si je suis d'origine étrangère et si tu me déplais, c'est que tu es raciste." "si je porte des lunettes et si tu me déplais, c'est que tu fais de la discrimination sur critères physiques"...
tiens donc, ça me fait penser à ça : BHL l'intouchable >
 
Est ce que la diffamation est un mode d'action politique?
- L'objectif de l'un était indubitablement la mauvaise presse qui allait suivre sur le compte de l'autre. Et il savait que ça marcherait. Parce qu'on balance des infos choquantes puis on réfléchit et vérifie après coup. Parce qu'on aime s'enflammer pour des riens, ça occupe les soirées hivernales...
Peut être que c'est un argument politique... "moi je ne suis rien mais mon adversaire est moins que rien". Promotion au mérite, Je te salue!! 
 
Est ce qu'on peut élire par compassion, par pitié?
- est ce que le candidat, par son mensonge qui le place en position de victime, inspire une empathie telle qu'elle peut conduire à l'élection? 
J'en doute, mais je ne suis pas du genre à réagir virulemment aux émotions.
Je me rappelle tout de même que Ségolène Royal a été desservie par son image entretenue de maman douce et sensible. C'est un peu éloigné mais j'y vois un parallèle.
D'ailleurs l'isoloir sert précisément à voter en s'affranchissant des pressions et des émotions.
On choisit des personnes fortes, avec des épaules solides et un front haut. Je n'aurais pas envie d'élire un type m'inspirant un sentiment de sympathie ou de solidarité, face aux discriminations subies par exemple, pour cette seule et unique raison.
Je ne pense pas que la victime, même réelle, gagne un droit absolu et général, à être au dessus de son agresseur, à être meilleure, plus avisée etc.

<Il me semble même que cet angle de vue pourrait être une approche intéressante des réformes récentes de notre droit pénal. Ne sommes nous pas en train de placer la victime comme le référent de l'analyse d'un évènement, occultant totalement l'appréhension des choses depuis les autres acteurs de cet évènement? Perdant impartialité et probité... Mais c'est là un tout autre sujet.>

Pour revenir sur la dénonciation d'insulte raciste fictive, je conclurais par cette mise en garde:
Le risque c'est la lassitude et que les faits avérés de racisme passent à la trappe. 
Je ne dis pas qu'il y a des cas plus graves que d'autres, absolument pas! 
Chaque discrimination et chaque saloperie faite ou dite sur des considérations de race, religion, sexe, choix personnel, caractéristiques physiques, doivent être poursuivies et punies.
 
Je dis juste: rappelez vous, Pierre et le loup... 


Kahazara   

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